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Mouvement anti calcaire de la vallée du Jaur

Le parc approuve la détruction du barrage

Publié le 4 Août 2013 par ayrettesanseau

Les raisons du dynamitage sont une « fable » autour de l'idée que le barrage serait dangereux, alors que c'était un indispensable écréteur de crues. Lors du prochain épisode cévenol, les énormes troncs qui vont dévaler du Chavardès confirmeront l'utilité cardinale des travaux effectués il y cinquante ans par M. Roger, maire de Mons à l'époque.Les travaux démarrés par l'entreprise Guintoli sont un défi au bon sens environnemental le plus élémentaire : morceaux de béton concassés et enterrés dans le lit du torrent, réservoir d'eau croupie qui en cas d'écoulement polluera gravement le Jaur et refus — par seul souci de faire de la thune — d'évacuer les débris sur une station de conditionnement des gravats, située à Béziers, chez Braud.

Les raisons du dynamitage sont une « fable » autour de l'idée que le barrage serait dangereux, alors que c'était un indispensable écréteur de crues. Lors du prochain épisode cévenol, les énormes troncs qui vont dévaler du Chavardès confirmeront l'utilité cardinale des travaux effectués il y cinquante ans par M. Roger, maire de Mons à l'époque.Les travaux démarrés par l'entreprise Guintoli sont un défi au bon sens environnemental le plus élémentaire : morceaux de béton concassés et enterrés dans le lit du torrent, réservoir d'eau croupie qui en cas d'écoulement polluera gravement le Jaur et refus — par seul souci de faire de la thune — d'évacuer les débris sur une station de conditionnement des gravats, située à Béziers, chez Braud.

Ce qui est appelé dans le jargon techniciste « mise en transparence » se traduit par la constitution d'une flaque de cinquante mètres de long sur dix mètres de profondeur où croupissent poissons, cadavres de bêtes victimes de l'effet de souffle et résidus organiques. L'entreprise Guintoli s'était engagée à vider complètement le barrage. « Pour aller plus vite, alors que nous avions le temps » aux dires des ouvriers, les deux pompes placées sur le parking du col de Cazagat n'ont pas effectué la totalité du travail. Sans jouer les Cassandres, un écoulement dans le Jaur interdira la baignade jusqu'à Cessenon et entrainera la fermeture de la pisciculture. Les minces filets en aval du barrage seront balayés

Le parc approuve la détruction du barrage

Le creusement du fond du barrage pour y entasser les petits blocs de béton concassé se passe mal parce que la pelleteuse ne trouve pas le sol. L'épaisseur des sédiments, plus de six mètres, est supérieure à ce que les techniciens pensaient et les blocs ne sont pas fixés, mais seulement entassés sur un lit friable puis recouvert par un cache-misère.

Le projet initial de reconstituer les flancs du torrent n'est plus crédible : les crues vont miner le sol sous les gravats et un barrage se reconstituera. Un bouchon qui peut lâcher sera alors en place.

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