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Mouvement anti calcaire de la vallée du Jaur

Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan

Publié le 9 Janvier 2014 par ayrettesanseau

Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan

À la mairie de Vieussan siège un commissaire enquêteur (encore un mec, ce métier semble intouchable pour les femmes) qui demande l’avis du peuple sur ce projet qui consiste à remplacer des gués en béton par des ponts avec des arches au-dessus des flots.

Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan

La lecture du dossier rédigé par un technicien (le même qui expliquait l’urgence du dynamitage du barrage), de la communauté Orb Jaur invoque des demandes pressantes des riverains pour que l’antique système de passage actuel soit remplacé par des aqueducs modernes .

"voici le texte de la pétition signée à ce jour par 130 personnes :

PÉTITION

des HABITANTS,PROPRIÉTAIRES

et VACANCIERS de VIEUSSAN

NON AU REHAUSSEMENT DE LA PASSERELLE !



Actuellement, suite à de nombreuses pressions soutenues par la FFCK et EDF, un cabinet d'études spécialisé effectue une enquête afin de d'étudier la possibilité de rehausser la passerelle de Vieussan. Ce cabinet a souvent soutenu les professionnels des sports d'eaux-vives, cela laisse planer un doute sur l'impartialité de cette enquête.

Nous tenons à dire que ce rehaussement serait une absurdité et un gaspillage éhonté d'argent public.

Cette passerelle est indispensable aux habitants de Boissezon et de Vieussan, elle est un lien entre ces deux villages, elle est utilisée quotidiennement par les enfants pour accéder à l'arrêt du bus scolaire, elle est aussi utile pour les agriculteurs, la randonnée, l'accès aux plages de Boissezon, etc. En aucun cas, elle ne doit être sacrifiée ou menacée par les exigences d'un intérêt privé et d'une activité de loisir durant au maximum deux mois par an!

Notre passerelle à fait la preuve de sa solidité, en résistant aux énormes crues de 1995, cela à cause de sa position près du lit de la rivière qui lui évite d'être basculée par le fort courant et les arbres emportés, ceux-ci passant au dessus d'elle au lieu de former un embâcle. La création d'une passerelle rehaussée entrainerait sa reconstruction totale et d'énormes travaux d'ancrages, le coût s'en chiffrerait par centaines de milliers d'euros, si ce n'est plus d'un million! Probablement, par souci d'économie, on ne nous proposera que des travaux au rabais incapables de résister à une forte crue.
Dans tout les cas, nous n'aurons aucune garantie technique de pérennité et aucune admi-nistration ne s'engagera à la reconstruire si elle est emportée.

Gaspillage d'argent pour un résultat incertain, donc!

Ce rehaussement est-il utile? Ceux qui le préconisent invoquent la sécurité des canoéistes : C'est oublier que ce sont les lâchers EDF qui rendent son passage délicat; EDF se contente d'apposer des panneaux, pourquoi cela ne suffit-il pas pour la passerelle?

C'est oublier qu'une aire de débarquement et de portage à été mise en place pour éviter la passerelle lorsque les eaux sont hautes, cela aux frais de la Communauté des Communes.

C'est oublier que les loueurs mettent sur l'eau, alors qu'il y a un risque certain (les lâchers rendent toute la rivière dangereuse), des personnes débutantes et des enfants. Ils le font en toute connaissance de cause mais ils voudraient se défausser de leur responsabilité sur les collectivités. Nous n'avons pas à assumer la prise de risque d'une entreprise privée!

Il est scandaleux d'affirmer que la Commune ou le Maire seront pénalement responsables en cas d'accident!

Les communes et les collectivités ont fait de gros efforts financiers pour améliorer l'état de la rivière : suppression des décharges, épuration des eaux usées, nettoyage des berges. Et l'on veut encore nous demander cette énorme dépense alors que ce sont ces demandeurs qui ont de plus en plus tendance à nous chasser de la rivière à cause leurs activités (surfréquentation des canoës, lâchers d'eau de plus en plus fréquents) et pour leur intérêt financier!
Les décideurs se font abuser en croyant favoriser le tourisme, notre passerelle est menacée, nous sommes évincés de notre rivière et alors que l'agriculture et les activités économiques permanentes auraient tant besoin de soutien, de l'argent public va être utilisé en dépit du bon sens! Défendons notre passerelle et nos droits sur la rivière!!!

Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan

Les preuves de ces doléances de riverains sont totalement absentes. Le volet soutien à l’activité touristique ne manque pas non plus de sel. On y apprend qu’il y aurait danger à descendre des canoës, le touriste risquerait la décapitation et que l’enquête d’opinion des clients des trois bases de location des kayaks est unanime : descendre des esquifs en plastoc deux fois sur quinze kilomètres de descente, ça gâche tout le plaisir. Franchement, comment ne pas penser que le dossier a été rédigé sans la moindre consultation des riverains ?

pont de Drouilhe : l'association syndicale libre a été constituée en janvier 1931 dans le but au départ de construire un câble transbordeur sur l'orb à Drouilhe pour permettre de ramener les récoltes de la rive droite à la rive gauche. Suite a différentes études il est ressorti que cela engendrerait des frais trop importants et ne permettrait pas d'exploiter rationnellement les terres agricoles. Il a donc été envisagé un projet de construction de pont submersible et d'un chemin d'exploitation qui permettrait la desserte des propriétés tant de la rive droite que de la rive gauche. Le 28 octobre 1934 le but de l'association a été modifié et de nouveaux membres y ont adhérés. Mais finalement le pont n'a été construit qu'en 1953, après le chemin construit en 1938. Les travaux ont été subventionnés en partie par l'état, le département et le restant financé par les propriétaires. En 1992 la dernière délibération de l'association a constaté que les derniers travaux étaient faits, que tout était payé et il a été décidé de mettre l'association (devenue entre temps association syndicale autorisée= ASA) en "veille" en gardant la possibilité de la réactiver à tout moment en cas de nécessité. En ce qui nous concerne nous ne sommes pas défavorable au rehaussement du pont dans la mesure où il ne serait plus submersible (sinon cela n'a aucun intéret pour nous) mais en conservant l'arrété municipal qui limite la pratique du chemin car il est suffisamment fréquenté comme cela et que cela entraînerait des nuisances et des dangers (voie unique ) si la fréquentation augmentait. Quant au soi-disant problème du pilier dont la base n'est pas bien ancrée c'est un faux problème: ce fait est connu depuis toujours, il n'est pas la conséquence de dégradations récentes. J'avais déjà entendu mon père en parler et dire que l'ingénieur qui avait construit le pont avait certifié lui même que c'était sans risque et dit que même si ce pilier n'y était pas le pont serait suffisamment solide. Mon père hélas ne peut plus confirmer ces dires mais j'en ai reparlé récemment avec mon oncle qui m'a affirmé la même chose.»

Écrit par : Florence Crebassa | 07/10/2010

En le lisant, il règne aussi une forte odeur de gaspillage de fonds publics pour engraisser quelques mini affairistes de rivière. Iceux, inutile de les citer leurs noms de vous diront rien, ont déjà bénéficié de l’élargissement de la route pour pouvoir faire plus de rotations des camions porteurs de bateaux les weekends. Ce travail de voirie fut si mal fait que les menaces de glissements des schistes lustrés sont très visibles entre Ceps et le pont du Lau. Voilà que ces « vaillants » entrepreneurs veulent augmenter le nombre d’esquifs circulants. Ils ont trouvé les points noirs nuisant à la fluidité du trafic : les deux gués en béton, rustiques et inaltérables aux crues. Si le cœur vous en dit, allez lire en mairie de Vieussan la description des passerelles, cela ne laisse aucun doute sur le sort, lors de la crue décennale, que l’Orb leur réserve. À la rubrique innocente aux mains pleines, ils rejoindront les concepteurs de la station d’épuration d’Olargues balayée comme un fétu de paille en 99.

Bref : avec la bénédiction du sous-préfet, natif de la basse Ardèche ce qui aurait dû lui servir de leçon vue la catastrophe estivale accablant Vallon Pont d’Arc, la rivière Orb va voir déferler encore plus de clients des bases de locations de canoës. Pour mémoire, les stations d’épurations, le contrôle gratuit des fosses septiques sont autrement plus urgents. Les touristes rament sur une densité de microbes exceptionnelle qui fait déclarer l’Orb comme incompatible avec la baignade, chaque été depuis 15 ans, par l’Agence régionale de Santé responsable du contrôle d’eaux. Et si on commençait par le commencement, ce ne serait pas plus économe et efficace ?

Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan
Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan
Le dynamiteur de l’Ayrette dilapide 1,5 million d’euros (dix millions de francs, un milliard de centimes) à construire deux passerelles sur l’Orb à hauteur de Vieussan
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Dubi 28/01/2014 22:17

Si, si, il y a des commissaires enquêtrices, rares mais quelques unes! Vous en trouverez la liste avec le lien suivant de la DDTM : http://www.herault.gouv.fr/Publications/Consultation-du-public/Commissaires-enqueteurs

aes 28/01/2014 23:07

merci pour l info et le lien