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Mouvement anti calcaire de la vallée du Jaur

hommage à Marcel Roger

Publié le 26 Décembre 2013 par ayrettesanseau

hommage à Marcel Roger
Afin d’éviter que la mémoire des anciens qui ont donné à nos communes ce qui encore aujourd’hui est porteur de progrès et empêcher que ne tombe dans l’oubli le monument édifier en souvenir et qui est devenu un dépotoir à poubelle, les ayrettesanseau ont rendus hommage à Marcel Roger Maire, conseiller général et fondateur entre autres du barrage de l’Airette.
hommage à Marcel Roger

Salut, Marcel Roger, Salut, salut à toi, élu de Mons la Trivalle

Salut, Marcel Roger, Salut, salut à toi, fon-da-teur de l’Airette

Avec l’Airette, barrage magnifique, tu as enchanté la république.

Sur l’air du XVIIe de 1907

L’association ayrettesanseau salue en Marcel Roger, le fondateur du service public de l’eau. Service public de l’eau qu’est-ce que cela voulait dire ? Tout simplement mettre à la disposition des citoyens, de tous les citoyens, le bien commun-eau.

L’eau pour irriguer, l’eau pour boire, l’eau pour l’usage économique, notamment l’eau pour le fonctionnement des caves viticoles. Chacun sait bien que pour faire du vin (on boira bien entendu le coup tout à l’heure), il faut beaucoup d’eau, la propreté de la vaisselle vinaire étant un élément déterminant pour réussir la vinification et soufrer le moins possible. La question du prix est indissociable de l’idée même de service public. Pour que le prix soit supportable par tout un chacun il convient de mutualiser les tâches de collecte, de purification et de distribution. Le barrage de l’Airette est le plus beau symbole de cette mutualisation pour la collecte du bien commun-eau. Le Caroux est une formidable réserve ; plus de deux millions de m3 dévalent, bon an mal an, par les quatre torrents majeurs, de Madale, d’Arles, du grand Rec et du Chavardès. C’est un formidable bouleversement économique que le barrage de l’Airette induit. Il met en effet, dès le début des années soixante, 250 mille m3 disponibles avec les trente premiers m3 par compteur gratuit, oui : gratuits pour permettre à celles et à ceux qui n’ont pas de source de cultiver un bout de jardin, d’arroser les solanées d’été : la tomate le poivron et l’aubergine : légume fondateur de la cuisine méditerranéenne. Et n’oublions pas quel bouleversement a été « l’eau potable au robinet », c’était les toilettes et la douche à l’intérieur de la maison, une formidable avancée pour les femmes, il faudrait le talent de Jean-Claude Carrière pour raconter la fin de la corvée de la cruche pour les femmes de ce pays.

Comme les ayrettesanseau l’ont expliqué avec une infinie patience-douceur pendant toute la triste période du dynamitage au printemps 2013, le service public des eaux n’est pas à vendre. Nous dévoilerons tout à l’heure une plaque qui fixe clairement : « ’qui a fait quoi alors qu’on pouvait faire autrement »’ car il faut aussi se rappeler que ce barrage superbe, il était question de le vendre pour un euro symbolique. Le barrage incarnait la défense intransigeante de l’intérêt général pendant toute une vie, la vie de Marcel Roger né en 1897. Airette répondait au besoin des deux milles foyers adhérents au syndicat intercommunal d’adduction d’eau du Jaur dit SIAE, qui générait un chiffre d’affaires, exprimé en euro 2013 de cinq cent mille euros, par parenthèse le plus fort chiffre d’affaires d’entreprise de la Vallée du Jaur toutes activités confondues. Et bien, cette réalisation exemplaire de développement local, ils voulaient la vendre pour un euro. Nous célébrons aujourd’hui la mémoire de Marcel Roger il convient de désigner sans animosité, mais fermement celui qui l’a salie. C’est le rôle de cette plaque.

Sera-t-il possible de refaire ce qui a été défait ? Certes oui, trois fois oui, pour trois raisons : le potentiel de deux millions de m3 venant des granits du Caroux répond aux besoins, les sols de là-haut donnent une eau sans calcaire ni métaux lourds donc : il y a la qualité, même en eau de surface, et la troisième raison c’est la logique de la calculette puisque reprendre la collecte de l’eau là où Marcel Roger l’avait laissée, en bas de Bardou, à l’Airette, sera infiniment moins onéreux que de décalcariser l’eau de Vieussan. Appelée eau de Vieussan où Coudouro, dans tous les cas il s’agit d’un forage de pharaon, « il faut laisser au pharaon le soin de faire les ouvrages pharaoniques » pour avoir oublié ce dicton populaire, le SIAE est dans une impasse, le retour à l’eau du Caroux est le seul moyen d’en sortir, par le haut, au propre comme au figuré !

Marcel Roger a fondé le service public de l’eau, l’élu de Mons défendait bec et ongle le bien – commun — eau dans la filiation de la pensée de Jaurès, qui l’avait défini alors qu’il n’était encore qu’un jeune agrégé de lettre classique au lycée de Toulouse, un normalien d’origine paysanne, ceci expliquant aussi cela. Ce service public de l’eau, l’idée de service public venait d’un contemporain de Marcel Roger, Pierre Cot, dont le chef de cabinet dans le gouvernement de Front Populaire de Blum était… Jean Moulin, cette idée de service public donc : n’est pas à vendre. Les ayrettesanseau incarnent cette volonté fondatrice : en grande partie grâce à la petite fille de Marcel Roger, Marie-Hélène est là, je vous invite à l’applaudir. Nous referons ce qui a été défait. À coup sûr notre opiniâtreté aurait reçu le soutien de Marcel Roger en fervent admirateur de Mendes-France qu’il était, sa seule divergence avec Mendès portait sur l’histoire du verre de lait qu’il voyait, lui Marcel Roger viticulteur des terrasses du Caroux, bien remplacé par un verre de rouquin.

Il est temps de dévoiler la plaque, de chanter le chant des cerises, enfin… chanté, plutôt écouté chanter Josette Hennebil en fredonnant avec cette institutrice laïque.

hommage à Marcel Roger
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